UNSAffichage 2019-33 : revenir à l’essentiel !

UNSAffichage 2019-33 : revenir à l’essentiel !

Article rédigé le 07/08/2019
par Timothée JAILLET


NE PAS SE TROMPER DE COMBAT

Comme l’évaluation SOG pour laquelle les agents ne savaient plus quoi faire, ils se retrouvent à nouveau otages d’un bras de fer entre un syndicat jusqu’au-boutiste et une administration jusque-là bornée.

« Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » : aujourd’hui, on parle du brassard mais plus personne ne parle des revendications nationales pourtant essentielles.

Dans six mois, plus personne ne parlera de brassards mais notre prime de feu sera toujours bloquée à 19%, nos conditions de retraites seront incertaines, nos conditions de travail seront toujours les mêmes et nous continuerons à faire le taxi, loin des missions d’urgence qui devraient être les nôtres.


PAS DE SANCTION !

Concernant les sanctions, il s’agit encore de fake-news…

L’UNSA-SDIS 95 a aussitôt interpellé l’Administration et, à ce jour, aucune sanction n’a été prise. Comme d’habitude, ce procédé a pour objectif de faire monter la tension dans le SDIS.

Cela n’apporte rien de bon aux agents, toutes catégories confondues et c’est surtout bien loin des objectifs de départ : condamner l’immobilisme du gouvernement sur nos revendications et le faire avoir au plus grand nombre.

Pendant que certains prennent plaisir à semer le trouble, d’autres travaillent à avancer positivement, à demander plus de souplesse à l’Administration et à éviter toute sanction.

C’est chose faite et c’est une victoire pour l’UNSA-SDIS 95 !

  • Nous avons obtenu « l’amnistie » sur toutes les demandes de sanctions en cours.
  • Nous avons obtenu le droit de porter le brassard pour les agents grévistes !

Nous nous félicitons que l’Administration ait entendu nos arguments et ait su apporter un peu de souplesse dans ce mouvement social.


LE MOUVEMENT SE POURSUIT !

Nous appelons toujours les agents à se porter grévistes sur la durée qu’ils veulent pour « faire du chiffre » et montrer au gouvernement que partout en France le malaise est profond chez les sapeurs-pompiers.

Nous appelons les agents à se conformer aux règles en matière de droit de grève mais surtout aux us et coutumes du SDIS 95 qui nous ont toujours permis de revendiquer dans la sérénité. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Pour arborer un brassard « En grève », il faut à minima être en grève !!!

Nous appelons les agents à faire connaître au grand public les revendications principales :

  • Réévaluer la prime de feu qui n’a pas évoluée depuis 30 ans, de 19 à 28 %.
  • Garantir que les SPP conserveront la catégorie « active » au regard de nos missions et pourront ainsi partir plus tôt en retraite, sans que leurs pensions ne soient diminuées.
  • Améliorer les conditions de travail et réduire les risques professionnels.
  • Refuser la banalisation des violences envers les sapeurs-pompiers.
  • Recentrer les missions des sapeurs-pompiers sur l’urgence.

Des actions unitaires en ce sens, ponctuelles et ciblées, vous seront proposées d’ici septembre.


ERRATUM CONCERNANT LE SA-SDIS 95

Faute de communiqué du SA-SDIS 95, nous annoncions dans notre dernier UNSAffichage (n° 2019-32) qu’il n’avait pas appelé à la grève.

Ce n’était pas tout à fait exact dans la mesure où, en allant sur leur site internet, en cliquant sur « actualité », il relaie le communiqué des 7 organisations signataires.

Considérons que ce minimum constitue un appel à la grève…

Quoiqu’il en soit, nous saluons le travail de négociation que le SA-SDIS 95 a effectué avec l’Administration, dans la même philosophie que l’UNSA-SDIS 95.